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HEUREUX LES NULS !
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1 mars 2021

NAHUM, LE CONSOLATEUR

« Le Seigneur est bon, il est un abri au jour de la détresse. Il prend soin de ceux dont il est le refuge, lorsque passe le flot du malheur. » (Nahum 1. 7)

 Nous ne savons pas grand-chose du prophète Nahum. Sauf qu’il vivait dans la région de Jérusalem, capitale du Royaume de Juda (le seul qui reste des deux royaumes puisque Israël n’existe plus). Son intervention se situe entre deux dates relativement précises : 663 et 612 avant Jésus-Christ.  Le roi qui règne alors se nomme Josias, un des rares bons rois de l’Ancien Testament ; il est à l’origine d’une profonde réforme religieuse. Sur le plan géopolitique, la grande puissance du moment, c’est l’Assyrie et sa capitale Ninive. Josias n’est pas franchement dérangé par les Ninivites parce que son pays est devenu insignifiant. C’est dans ce contexte relativement tranquille que Nahum surgit. Son discours n’est pas très long et surtout, il est très différent des autres messages prophétiques : il ne critique ni Juda, ni les juifs, ni le manque de foi, ni l’infidélité… La cible de Nahum, c’est Ninive. Cependant, les premières lignes du prophète ressemblent à celles d’un psaume à la gloire de Dieu où l’Éternel est présenté à la fois comme bon et redoutable ; sa puissance est grande, rien ne l’arrête, mais cette puissance peut aussi être terrible. Dieu est patient, nous dit Nahum, mais il n’est pas le naïf tolérant et indolent que pourrait proposer une caricature simpliste.  Le prophète insiste pour dire que ce Dieu, qui est amour et patience, charité et pardon, a pourtant des ennemis et des adversaires. Mais qui sont-ils ?  Non seulement ceux qui se positionnent ouvertement contre lui ; non seulement ceux qui agressent les croyants et leurs convictions ; non seulement ceux qui l’abandonnent et lui sont infidèles, mais tous ceux qui décident de vivre comme s’il n’existait pas ! Tous ceux-là vivent et agissent comme s’il n’y avait jamais de compte à lui rendre ! C’est pourquoi : « Le Seigneur se venge ; il est plein de fureur ; il se venge de ses adversaires ; il garde sa rigueur envers ses ennemis ; il poursuivra ses ennemis jusque dans les ténèbres. » Un avertissement à prendre au sérieux dans un monde où l’athéisme et l’indifférence dénigre le Dieu trois fois saint.

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