Voilà que le racisme et ses violences font la Une de tous les journaux ! On semble découvrir qu’il n’est pas mort. Comme souvent, il faut un « drame exemplaire » pour faire remonter à la surface ce que nous avions décidé d’oublier. Et soudain, on s’étonne de l’odeur nauséabonde qui surgit de nos profondeurs !

Chacun y va de son commentaire, de son analyse, de ses accusations, de ses explications et de ses pistes pour éviter le scandale qui, pourtant, éclabousse tout le monde, même les plus moralisateurs.

Parce que le racisme n’est pas seulement entre les (prétendus) blancs et les (prétendus) noirs ; il y a du racisme partout. D’ailleurs, les blancs ne sont pas toujours les seuls coupables ; il leur arrive d’en être victimes. Il suffit d’entendre ce que certains disent des occidentaux pour s’en convaincre : il y a un anti-blanc aussi !

Mais ce n’est pas, pour aujourd’hui, le point sur lequel je souhaite m’interroger.

Cela fait des années que je remarque une chose, en France, qui me heurte, sans que je puisse y faire grand chose. Je note, avec une gêne certaine, que les « agents d’entretien » (terme plus élégant que la fonction ainsi énoncée) ; que les éboueurs, que les femmes de ménage dans les hôtels et dans les entreprises, que les ouvriers dans le BTP, que les personnes engagées dans des travaux pénibles, voire dégradants, sont très souvent des gens de couleurs et, plus généralement, des étrangers.

Unknown

D’où une question simple jusqu’à être stupide : N’est-ce pas une forme de racisme que nous voulons ignorer tant cela nous convient ?