Écoutant les propos d’un gérant de fortunes, je me suis dit que selon le regard que portent les gens sur les situations, l’impact de ces situations peut être très différent d’une personne à l’autre. Chaque perçoit les choses selon l’environnement, le vécu et les inclinaisons, voire les perspectives de sa vie.

C’est sans doute ce que l’on essaie de formaliser avec « le verre à moitié vide, ou à moitié plein ».

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Le financier avait une lecture plutôt froide des événements liés à la pandémie du Covid-19.

Ainsi, si près de 320 000 personnes sont décédées du virus, il faut se rappeler que chaque année, dans le monde, meurent 58 millions d’individus. Certes, le Coronavirus est un défi, mais « L’histoire est jalonnée de tels défis, toujours surmontés. » 

Le ton est donc plutôt celui de la sérénité : pas de panique à bord ! Il faut raison garder.

Il est vrai que depuis que le monde est monde, environ 90 milliards d’êtres humains sont nés. Guerres, génocides, épidémies, exterminations, révolutions, catastrophes naturelles n’ont finalement pas réussi à briser l’élan de la vie au cours du temps. L’humanité résiste encore.

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L’attaque planétaire du virus, sans être un épiphénomène, n’est qu’un incident dans l’histoire du monde, une future statistique. 

L’homme a appris à maîtriser, voire dompter les risques. Cependant, ce qui le rend vulnérable reste l’incertitude de ce qu’il ne contrôle pas.

Et le grand argentier d’ajouter « Que gagne-t-on a mieux comptabiliser un risque quand cette incertitude demeure ? De nouvelles responsabilités verront sans doute le jour, peut-être aussi de nouvelles solidarités. » 

Finalement, l’analyse froide de ce conseiller financier aboutit à des optimismes à saisir. Et me voilà près à embrasser son enthousiasme lorsqu’il termine en disant : « J’ai confiance en notre capacité de résilience. Du risque naîtront de nouvelles opportunités. Ensemble nous réussirons et nous irons de l’avant. Car nous parviendrons à remettre l’essentiel au coeur de nos interrogations. La vie est une chance. On pourra alors s’étonner de l’extraordinaire rebond qu’elle nous réserve. »

Il me semble qu’un prédicateur aurait pu en dire autant, même si toute sa foi n’est pas placée en l’homme seul, mais aussi en Dieu.

Quoi qu’il en soit, je salue la confiance en l’homme que ce gérant de fortunes peut avoir. Même si, de mon côté, je n’ai pas d’argent à lui confier.

PS : Parce qu'il faut rendre à César ce qui est à César, les propos cités sont de Gérard Bekerman, président de l'Afer

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