HEUREUX LES NULS !

15 juin 2020

Avant que l’Écriture soit

Le psaume 45 exalte le roi et l’auteur veut trouver les mots pour que son éloge soit aussi parfait que l’image qu’il porte à son souverain.

« Je me sens bouillonnant d'inspiration pour le beau discours que j'ai à faire : je vais réciter mon poème pour le roi. Je voudrais le dire avec autant d'art qu'un habile écrivain. »

J’aime la façon dont le psalmiste décide de rendre hommage à son roi ; il veut construire son chant et pas se laisser aller à une spontanéité sincère, mais maladroite. 

Il veut ajouter l’intelligence au coeur et ainsi créer une oeuvre digne du sujet dont il veut parler.

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Cette disposition d’esprit est très certainement celle de tous les auteurs bibliques. Lorsqu’ils décident de relater une histoire, de rapporter les paroles de Dieu, de partager leurs analyses, de chanter à l’Éternel ou d’écrire à des croyants pour les édifier, voire les corriger, ils construisent une oeuvre littéraire et ne font pas simplement un compte rendu ou un mail rapidement rédigé sur le coin d’une table.

N’importe quel auteur digne de ce nom, lorsqu’il décide d’écrire et donc de transmettre quelque chose, que ce soit les détails d’une expérience ou une fiction, élabore un plan, décide d’un style, vise un public, choisis ses mots, rythme les événements, crée une ambiance, joue sur les suspens et jongle avec les personnages.

Lorsque, dans une émission sur les livres, l’animateur fait parler les auteurs invités pour expliquer leurs écrits, le téléspectateur découvre le travail d’élaboration qui anticipe l’écriture. Il entend parler des intentions de l’auteur, apprend leur travail de recherche, découvre le tissage échafaudé, comprend les sous-entendus et le sens des non-dits autant que des points mis en relief. Ainsi, on découvre qu’être un auteur, c’est autant d’inspiration que de transpiration.

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Il ne faut pas croire que les auteurs bibliques ne sont pas passés par ce travail avant d’aborder la page blanche ou le parchemin nouveau. On a tellement parlé de l’inspiration divine des auteurs bibliques que l’on a évacué la dimension très humaine de cette rédaction et du travail qu'elle représente. 

Ce n'est pas ôter le souffle de Dieu dans sa Parole que d'insister sur la part investie par l'auteur biblique. C'est bien l'homme qui tient la plume, mais c'est dans l'encre de Dieu qu'il la trempe.

Le rythme des psaumes, la justesse des sentences des proverbes, la poésie du livre de Job ou les intrigues et rebondissements dans les livres de Jonas ou d’Esther, sont le fruit d’une recherche, d’une grande élaboration, d’un ouvrage peaufiné. 

Moïse, Ézéchiel, David, Néhémie, Matthieu, Jean ou Paul, riches de ce qu’ils avaient à partager, ont très certainement réfléchis à la meilleure façon d’aborder le sujet à transmettre, décidé de l’angle d’attaque, choisis les images à exploiter, joué sur les mots pour entrer en lien et complicité avec leurs lecteurs. Ils ont fait des plans et peut-être même des pages et des pages de brouillons avant de proposer, à leur génération et pour toutes les générations, un texte qui aura le relief et la force qu’il mérite.

Et c’est ainsi qu’ils ont pu vibrer, comme l’indique le psalmiste : « Je me sens bouillonnant d'inspiration pour le beau discours que j'ai à faire : je vais réciter mon poème pour le roi. Je voudrais le dire avec autant d'art qu'un habile écrivain. »

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12 juin 2020

LE PRIX DE LA PROTECTION

Nous reparlerons longtemps de la pandémie de 2020, et il faudra sans doute une décennie entière pour cicatriser toutes les blessures et meurtrissures qu'elle aura provoquées, dans les sociétés, dans les gouvernances, dans les économies nationale et internationale, dans les relations entre les pays d'Europe et au-delà.

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Pendant longtemps encore, on cherchera à comprendre et à chercher à apprendre ce que le Covit-19 aura changé dans nos vies et celles de nos prochains.

 Parole/Parole/Parole...

Les avis seront partagés, et contradictoires autant que les actions durant la crise sanitaire.

Avons-nous eu raison de confiner, de ne pas confiner, de déconfiner rapidement, pas rapidement, de tester, de ne pas tester...

Nous en avons même déjà marre de tous ces discours et de toutes ces analyses d'experts, de contre-experts, de spécialistes en tout genre et de blablateurs de première.

Pourtant, je me risque à vous faire part d'une série d'interrogations personnelles.

Quelques questions 

Quel est le prix des protections auxquelles nous nous attendons dans nos sociétés ? 

L'État est-il notre refuge, notre protecteur, notre sauveur ?
Faut-il accepter, au nom de la sécurité, voire de la santé, tout attendre de lui et se confier exclusivement en ses décisions, ou ses dictats ?

Nos sociétés avancées sont-elles capables de protéger tous les citoyens, des plus jeunes aux plus âgés ?

Pour répondre à ces questions, il vaut mieux ne pas avoir le nez dans le guidon. Aussi vais-je prendre du recul. Beaucoup de recul puisque je vais m'inspirer d'histoires relatées dans la Genèse, le premier livre de la Bible. 

Avouez que prendre plus de recul est difficile !

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 Histoire ancienne, mais pertinente

Quand Abraham quitte la Mésopotamie pour les déserts de Canaan et répond ainsi à l’appel de Dieu, il quitte aussi une ville et une société que l’on peut dire avancées.

Le nomadisme - qui sera désormais sa vie - peut paraître bucolique, sympathique, champêtre et pastoral, c’est aussi et surtout un examen de passage, de passage en passage. 

 Partir

Quitter une société bien établie pour une vie pastorale, c’est devenir berger là où on était mouton. L’errance et la migration sont une espèce de refus, un éloignement de tous les systèmes politiques, économiques et sociétaux trop bien ordonnés, surtout lorsque ces derniers s’organisent autour d’un pouvoir central. 

Or, la Bible se méfie de la ville (et de ce qu'elle représente) depuis que la première a été fondée par un meurtrier nommé Caïn.

C’est sans doute pour cela qu’elle propose toujours un élargissement, provoquant ainsi le mouvement perpétuel, le changement permanent plutôt que la stagnation et l’inertie qui paralysent.

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Retourner

Le nomadisme n’est pas un mode de vie de tout repos pour autant. En effet, dès après que le patriarche a commencé à sillonner le pays promis, de génération en génération, la situation économique fragile l’oblige, lui et sa descendance, à trouver régulièrement des refuges, des lieux de replis. L’attraction de la ville fortifiée devient alors une tentation.

C’est souvent la famine, autrement dit une situation de crise, qui contraint Abraham ou les enfants d’Israël, à trouver le secours dans un retour à la cité, auprès d’un État fort où s’exerce le Pouvoir. L’Égypte en est l’archétype.

L’État offre alors la protection recherchée et espérée, mais c’est au prix de la liberté individuelle. Protégée, Sarah - l'épouse d'Abraham - le sera, mais elle sera aussi confinée dans le harem du pharaon. Protégé et sauvé, Joseph le sera, mais finalement, réduit en esclavage, lui et sa famille, puis tout le peuple hébreu.

Voilà qui mérite réflexion.

 Découvrir

Nous érigeons des systèmes, des régimes, des gouvernances où la protection légitime des citoyens impose des mesures restrictives parfois illégitimes des individus, faisant de ces citoyens des prisonniers volontaires, certes, mais des prisonniers tout de même.

Dans le monde de la criminalité, le parrain (celui qui se substitue au père) protège, mais il réduit également les libertés en contrôlant tout, jusqu’à imposer une certaine forme d’enfermement.

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Les Pharaons ne sont pas tous morts !

La Bible, qui pointe la perversion de nos organisations, nous présente aussi quelqu’un qui protège tout en respectant la liberté de chacun ; celui-là est Amour. C’est la différence entre le Père Éternel et le parrain temporaire.

 

 

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11 juin 2020

PAS TOUT BLANC / PAS TOUT NOIR ?

Voilà que le racisme et ses violences font la Une de tous les journaux ! On semble découvrir qu’il n’est pas mort. Comme souvent, il faut un « drame exemplaire » pour faire remonter à la surface ce que nous avions décidé d’oublier. Et soudain, on s’étonne de l’odeur nauséabonde qui surgit de nos profondeurs !

Chacun y va de son commentaire, de son analyse, de ses accusations, de ses explications et de ses pistes pour éviter le scandale qui, pourtant, éclabousse tout le monde, même les plus moralisateurs.

Parce que le racisme n’est pas seulement entre les (prétendus) blancs et les (prétendus) noirs ; il y a du racisme partout. D’ailleurs, les blancs ne sont pas toujours les seuls coupables ; il leur arrive d’en être victimes. Il suffit d’entendre ce que certains disent des occidentaux pour s’en convaincre : il y a un anti-blanc aussi !

Mais ce n’est pas, pour aujourd’hui, le point sur lequel je souhaite m’interroger.

Cela fait des années que je remarque une chose, en France, qui me heurte, sans que je puisse y faire grand chose. Je note, avec une gêne certaine, que les « agents d’entretien » (terme plus élégant que la fonction ainsi énoncée) ; que les éboueurs, que les femmes de ménage dans les hôtels et dans les entreprises, que les ouvriers dans le BTP, que les personnes engagées dans des travaux pénibles, voire dégradants, sont très souvent des gens de couleurs et, plus généralement, des étrangers.

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D’où une question simple jusqu’à être stupide : N’est-ce pas une forme de racisme que nous voulons ignorer tant cela nous convient ?

 

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07 juin 2020

OSER DE NOUVELLES LECTURES DE LA BIBLE

Une Église m'invite pour animer des rencontres dans quelques mois. Une des premières questions que je pose alors est : « Avez-vous une demande précise, un thème particulier que vous aimeriez que j'aborde ? »

Parfois, on souhaite que je parle à partir de tel ou tel de mes livres ; parfois, on me demande de traiter un sujet délicat, rarement abordé ou difficile à aborder par le pasteur en place, pour telle ou telle raison. Parfois encore, on me laisse libre de choisir, mais on me précise l'objectif des rencontres : évangélisation, ou édification... 

Suite à une récente invitation pour la rentrée prochaine, je m'interroge sur ce qui pourrait être le fil rouge de ces trois interventions.

Blablabla évangélique ?

Il me semble que, globalement, les chrétiens reçoivent beaucoup denseignements qui disent comment mettre la Parole en pratique ; comment observer les préceptes de Dieu ; comment être un bon chrétien dans son attitude et ses paroles… 

Il est évident que nous avons toujours besoin dentendre des enseignements qui soient aussi des invitations à corriger et à améliorer notre attitude, voire notre vie. 

Côté prédicateur : les messages que lon pense justes de transmettre sont alors plutôt dans une veine moralisatrice et une ambiance quelque peu dirigiste (Faut-qu'on-y-a-qu'à). Côté auditeur : recevoir les messages mais subir la dimension culpabilisante qui peut surgir parce que nous ne parvenons pas souvent à être ce que nous devrions être en tant que « bon chrétien ».

Comme se le demandait un collègue pasteur aujourd'hui décédé : « Nos messages doivent-ils toujours être des leçons pour vieux paroissiens en cours élémentaires ? »

Je me sens de moins en moins à l'aise dans un tel projet.

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Changer le point de vue (et non Changer de point de vue)

J'aimerais plutôt encourager mes auditeurs à se plonger dans la richesse du texte biblique pour lui-même. Il y a des trésors dans les pages de la Bible que nous ne prenons pas souvent le temps de contempler. 

Avoir une lecture méditative, explorative, curieuse nest pas facile parce que nous sommes toujours pressés, mais du coup, nous mettons parfois en pratique un texte que nous navons pas totalement compris. Ce nest pas nécessairement mauvais, mais alors, comme dans la vie trépidante que nous menons en général, nous courons au plus pressé sans avoir enraciné les éléments qui avaient besoin de l’être.

La pandémie qui nous a contraint à larrêt et au confinement, ouvre sur une nouvelle vision des choses, des circonstances et même des priorités. Cest loccasion de chercher de la profondeur, voire de la hauteur, plutôt que vouloir tenir sur la longueur.

 Une piste parmi d'autres

Depuis plus de deux ans, je suis « branché » sur le personnage de Moïse qui, me semble -t-il, mérite d’être redécouvert par les chrétiens. En tout cas, Moïse me passionne !

Pour les Juifs croyants, il est la figure la plus importante de la Bible hébraïque, et toute leur foi est construite à partir de sa personne et sur la Torah quil a transmise. Or, notre lecture christocentrique de la Bible, notamment de lAncien Testament, nous empêche peut-être de saisir certaines richesses quune autre lecture pourrait nous dévoiler.

Ce prisme peut être intéressant pour nous : oser, proposer une lecture un peu différente, laquelle nous montre quil ne faut pas se laisser enfermer par une seule façon de regarder le texte.

« J'aime Ta Parole ! »

Nous serions alors dans le projet de voir la richesse interne du texte biblique, une méditation de l’Écriture en tant que telle, et non dans une démarche dobservation pour savoir comment se comporter. Les prolongements dune telle lecture peuvent alors aboutir sur dautres choses que « simplement » une meilleure conduite. Notamment, louer Dieu pour la richesse de sa Parole, laquelle transcende le temps pour rester actuelle, nourrissante.

Il est intéressant de noter que bon nombre de psaumes exaltent non pas Dieu, mais sa Parole. Certes, elle est le reflet de Dieu, mais admirer cette Parole ouvre sur la contemplation de celui qui la donne, de même qu'admirer la nature nous fait adorer le Créateur.

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05 juin 2020

RÉSISTER Un processus vers la liberté

Que se passe-t-il lorsque l’État devient tyrannique ?

Le Français sera certainement fier de pouvoir répondre à cette question en évoquant la résistance et la révolution inscrites dans son ADN. Cependant, il y a eu, dans l'Histoire de France, beaucoup plus de despotes et de dictateurs, de monarques et d’empereurs (voire de présidents) que de révolutions notables. Il en faut donc plus pour être convaincu.

 De mutinerie en protestation

Pour répondre à cette interrogation cruciale, il est plus efficace de sonder la Bible, laquelle peut nous instruire même sur pareil sujet.

Dans le livre de l’Exode, le narrateur relate l’histoire d’un peuple qui, réduit à l’esclavage, parvient à recouvrer la liberté avant de devenir une nation indépendante, Israël.

Pour vivre cet important changement de statut, le peuple doit passer par l’épreuve du désert, une longue traversée sous la direction de Moïse, le libérateur.  

Mais cette épopée, qui durera 40 ans, a commencé bien en amont, avec trois actes de résistance contre le Pouvoir.

Il y a le Pharaon qui, dans un premier temps, ordonne aux sages-femmes de tuer tous les enfants mâles naissants dans le camp des Hébreux. Ces femmes, vraiment sages face à la folie du Pharaon, refusent d’obéir aux ordres. Premier acte de rébellion.

Puis entre en scène un couple hébreu qui décide de cacher la naissance de leur fils à la police du Pharaon, et la fille du monarque qui sauve l’enfant en sachant pertinemment son origine. Elle enfreint ainsi les directives de son propre père. Deuxième acte de résistance.

Enfin, et plus tard, Moïse, l’enfant sauvé et élevé par la fille du Pharaon, est désormais adulte. Il est témoin d’un acte de maltraitante sur un Hébreu de la part d’un Égyptien. Moïse tue l’Égyptien et cache son cadavre. Troisième acte de révolte.

On peut noter, dans ces trois situations, une fronde manifeste à l’encontre du Pouvoir et de ses représentants.

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 Objection de conscience

C’est dans cette ambiance lourde et oppressante que la figure du « sauveur » se dessine. Le libérateur va naître au coeur de l’oppression, passant au travers d’ordres permissifs, grâce à des actes de refus de personnes s’opposant au dictat du Pouvoir. Jusqu’à ce que sonne l’heure de Dieu.

Mais en attendant, qui a inspiré ces actes rebelles initiaux ? 

Un certain sens de justice et de liberté au coeur même de la contrainte et de l’oppression. 

Les auteurs de ces actes héroïques semblent avoir fait ce qu’en conscience, ils pensaient normal d’accomplir. Ils n’ont pas agi pour répondre à une directive extérieure, ni à une interpellation divine, ni à une vision quelconque. Ils ont agi spontanément.

Au milieu de ce qui est tordu, il y a des êtres droits dont le sens de l’autre est plus grand que le désir de se sauver soi-même. C’est d’ailleurs ce qui différencie les grands hommes capables de bouleverser le cours d’une histoire scabreuse de ceux qui courbent l’échine soit par manque de courage, soit parce que trop écrasés. 

Saisir le sens

La libération totale des Hébreux du joug égyptien interviendra longtemps plus tard, après que Moïse ait passé 40 ans au désert, loin de l’influence et du formatage d’un État dictateur.

Moïse sera l’homme providentiel, sans pour autant connaître une belle popularité, et seulement lorsqu’il aura compris que l’initiative de l’action n’est ni spontanée, ni personnelle, mais qu’elle répond à un appel très précis. Un appel qui le dérange avant de le dépasser.

On ne s’improvise pas leader, libérateur, guide ou sauveur, mais on y est préparé, parfois depuis longtemps, par des circonstances qui prennent alors tous leurs sens.

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27 mai 2020

CONTRAT DE CONFIANCE OU ABUS DE CONFIANCE

Anecdote qui s’inscrit dans la banalité du quotidien.

Je me suis rendu dans une grande enseigne d’appareils électro-ménager pour remplacer une cafetière en fin de service. 

La mode étant aux appareils complexes multifonctions, la vendeuse me présente une cafetière italienne qui propose deux types de café : traditionnel d’un côté, expresso de l’autre.

Elle me vante le produit et la qualité du breuvage à venir. Elle m’encourage même à changer mes habitudes : tel café le matin, au petit-déjeuner, tel autre à midi, après le déjeuner. 

Le modèle présenté est le must de la marque sur le marché, « la Rolls-Royce des cafetières » ! Sans oublier que l’Italie est connue pour l’excellence de ses cafetières (On en apprend tous les jours !).

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Bref, je me laisse convaincre, même si je fais remarquer à la vendeuse, et selon les indications techniques bien lisibles, que la machine italienne est fabriquée… en Chine, comme de bien entendu. 

L’hôtesse de vente se met à me préparer la facture et le bon d’enlèvement, et ajoute : « Vous avez une garantie de deux ans. »

Super, mais comme la machine est la Rolls-Royce des cafetières, et que le prix est en conséquence, je pense avoir un produit qui devrait me donner satisfaction longtemps.

Mais soudain, le doute s’installe lorsque l’intrépide vendeuse déclare : « Puis-je vous proposer, pour seulement 20 € supplémentaires, une extension de garantie de trois ans ? C’est une recommandation de notre enseigne ! »

Une extension de garantie pour un produit aussi performant ?

Je pense être plus convaincu parce qu'offre Dieu. 

Dans le Psaume 119, je peux lire : 

"Ne m'abandonne pas à mes oppresseurs. Prends sous ta garantie le bien de ton serviteur." 

 

 

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26 mai 2020

Sur fond de pandémie, des risques autres que sanitaires

Il aura fallu que le Conseil d’État frappe du poing sur la table pour signaler au Premier Ministre ce qui semble avoir été une nouvelle bévue dans les communications officielles du Gouvernement. En effet, la plus haute juridiction administrative a estimé que l’interdiction de réunion dans les lieux de cultes étaient « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté. »

….

La suite de cet article vient d’être publiée sur le site du CPDH.

Je vous invite à le lire - et en même temps, à découvrir le site du CPDH - en suivant le lien : 

https://cpdh.org/points-de-vue/les-libertes-mises-a-mal/

 Bonne lecture

Unknown

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25 mai 2020

SUR FRANCE CULTURE

Dimanche dernier (hier), le Service Protestant sur France Culture, a rediffusé une émission que j’avais enregistré voilà déjà quelque temps (c’était en 2017).

J’avais demandé à mon amie Anne-Laurence Piquet, comédienne, d’animer cette émission au moment où l’animateur habituel était absent. 

Cette émission a pour thème « Une histoire de tempête ».

Vous pouvez la retrouver avec ce lien : 

https://www.franceculture.fr/emissions/service-protestant/une-histoire-de-tempete-0

Bonne écoute et à bientôt.

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22 mai 2020

DES SILENCES ASSOURDISSANTS

Il y a 40 jours entre la résurrection du Christ et son ascension.

40 jours qui terminent son temps sur terre. Comment ne pas penser aux 40 autres jours qui ont inauguré son ministère, juste après le baptême de Jean ? 40 jours de désert et les trois fameuses tentations auxquelles Jésus résiste.

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Ascension

Pour le lecteur de l’Évangile, ce qui est frustrant, c’est qu'aucuns des auteurs du Nouveau Testament ne raconte dans le détail ce qui s’est passé durant les 40 jours qui s’écoulent entre la résurrection et l’ascension.

On sait qu’il y a eu plusieurs apparitions spectaculaires en divers lieux et que plus de 500 personnes ont été témoins du Christ vivant. On sait aussi que Jésus a passé beaucoup de temps avec ses 11 disciples. Par contre, on ne sait rien de ces longues journées d’échanges.

De quoi la troupe a-t-elle parlé ? 

Jésus a-t-il proposé quelques cours de rattrapage touchant son enseignement ?

A-t-il joué les prolongations avec des leçons nouvelles, voire inédites ?

Les disciples et lui ont-ils élaboré des stratégies pour la mission ?
N’a-t-il été question que de visions et de révisions ?

Étonnant que ni Matthieu ou Jean, qui étaient de la partie, et qui ont chacun rédigé un Évangile, n’aient pas été plus prolixes pour dévoiler un peu de ces moments cachés.

Pourquoi Luc, qui fait une parfaite jonction entre son Évangile et son livre des Actes, n’a-t-il pas donné plus d’informations ?

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Le lecteur que je suis est donc frustré, presque déçu, restant sur sa faim.

Quant au journaliste qui me titille toujours un peu, il imagine tous les scoops manqués.

Mais il est vrai que parfois, notre curiosité ne gagne rien à être satisfaite.

 

 

 

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21 mai 2020

PRODUITS MIRACLES !

" Apprenez une nouvelle langue et osez la parler ! Grâce à la méthode BABBEL

Nous avons tous vu des publicités pour cette école de langues. 

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Le nom de cette école est, naturellement, une allusion directe à l’épisode biblique « La Tour de Babel »

Le roi Nemrod veut construire une tour pour atteindre les cieux et, peut-être, rivaliser avec Dieu.

Or, Dieu frappe les hommes en « brouillant » leur langue afin qu’ils ne se comprennent plus. La construction cesse et les hommes se dispersent sur la terre. Par cette histoire, on explique les nombreuses langues à la surface du globe.

BABBEL est une méthode d’apprentissage qui rétablit - en partie - la possibilité de se comprendre. Cette belle initiative semble avoir besoin d’une caution biblique.

 

Et voilà une nouvelle publicité pour un produit « miracle ».

Une boisson beauté pour nourrir votre peau depuis l’intérieur.

Une fiole à boire chaud jour pour diminuer vos rides profondes.

Magnifique ! On reparle ainsi les effets néfastes du vieillissement en attendant se saisir enfin l’élixir de l’immortalité.

C’est sans doute en se souvenant de ce qui est perdu que les promoteurs du produit lui ont donné un nom évocateur : EDEN

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Nouvelle référence biblique.

Le monde publicitaire fera bientôt plus souvent référence à la Bible que les Églises elles-mêmes !

 

 

 

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